Charte de confianceagir avant la procédure
Le 10 février 2026, l'État et 31 organisations, dont la Banque de France, les CCI, l'Urssaf, les avocats et les experts-comptables, ont signé une charte pour repérer plus tôt les entreprises en difficulté.
Ce qu'elle prévoit
Les signataires s'engagent à sensibiliser les dirigeants dès la création, à promouvoir des outils de pilotage comme le prévisionnel de trésorerie, et à agir dès les premiers signaux de fragilité : partager le constat avec le dirigeant, chercher les solutions, l'orienter vers le bon dispositif.
Selon le ministère, une intervention précoce évite le redressement judiciaire dans 70 % des cas.
Les signaux de fragilité
- La trésorerie se tend
- Les fins de mois se jouent à quelques jours, le découvert devient permanent.
- Les clients paient en retard
- Un quart des défaillances vient de retards de paiement, selon le ministère.
- Les dettes d'impôts et d'Urssaf s'accumulent
- Les échéances sont reportées d'un mois sur l'autre.
- Les comptes ne sont plus déposés
- Sans comptes à jour, les banques et les aides se ferment.
- La banque refuse un crédit
- Le refus est souvent le premier signal visible de l'extérieur.
Le prévisionnel de trésorerie
Douze mois, une ligne par grande entrée et sortie d'argent : c'est l'outil que la charte met en avant. Il montre le mois où la trésorerie passera sous zéro, assez tôt pour agir.
Télécharger le modèle (tableur)
Source : Direction générale des entreprises, lancement de la Charte de confiance.
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